Tu crois aux anges et aux démons ?
Moi oui, car je suis l'un des leur , je suis un démon , une créature de l'enfer.
Je me cache au fond de mon enfer, là au fond des ténèbres ma patience est illimité.
Et j'attends.
J'attends je ne sais quoi , car qu'est-ce que la vie a à offrir à une ombre ?
Un brin de lumière, une touche d'espoir ?
Je l'ai vu en levant les yeux vers les cieux.
Mon espoir ne fut pas un rayon de soleil, mais tout aussi éblouissant.
Cette chose si belle, si pure, comment la décrire? Impossible, ce n'est qu'un mirage.
Le sommeil me guette et je ferme les yeux .
Mes pensées me trahissent. Je revois cette lumière, si aveuglante, si impressionnante, qu'on s'y abîmerait rien qu'en la contemplant.
Je me lève d'un bon, mon esprit ne ment pas, cette créature prend forme, un visage se dessine, un ange?
Elle me regarde droit dans les yeux.
On pourrait croire à des diamants bleus tellement ils reflètent la douceur de son âme et de sa beauté.
Elle leva ses yeux de saphir vers son royaume, elle, la reine des cieux, pour disparaître sous mon regard.
Là, je sentis une flamme consumer mon âme.
Une chose grandir en moi, bannie dans mon monde, mais pourtant tant convoitée.
La foi ou la curiosité, je ne sais quoi, m'emmena à la surface.
Et pierre après pierre je grimpais vers mon destin, je le sentais , mais il m'était impossible de le décrire.
Une fois à la surface je vis l'ange de mes songes.
Elle me prit dans ses bras et là je compris.
Je compris ce qui grandissait en moi, ce qui m'avait poussé à monter.
C'était l'amour. L'amour d'un ange.
Une flamme dans le c½ur qui le consume et le fait battre.
L'ange m'embrassa.
Par pitié ou par amour, je ne saurai le dire.
« L'ange, j'ai de suite compris que c'était toi, tu es mon ange. »
Tu me pris la main et m'emmena dans ton royaume.
Mais le bonheur s'arrêta net.
Je fus banni il y a des milliard d'année par ces portes et aujourd'hui encore les portes de Saint Pierre me sont fermées.
La guerre céleste n'est pas encore terminée même par le traité qu'ont un jour signé les humains.
Ce parchemin qui leur sert aujourd'hui à gagner la grâce de la vie éternelle et du paradis.
De ce jardin d'Eden qui m'est depuis toujours défendu dans lequel tu souhaitais m'y emmener mais qui pour moi reste et sera à jamais inaccessible.
Après tout un démon demeure ce qu'il est, même si sont c½ur est humain il n'en est pas plus pur, il reste imprévisible et garde une part de méchanceté.
Et puis tu m'abandonnas, là, juste devant ces immenses portes, afin de rester parmi les tiens.
Mais tu y laissas aussi une partie de toi.
Je retomba plus vite que l'éclaire, et plus profond que le plus profond des ténèbres, mais avec cette chose que tu m'avais offerte ainsi qu'une douleur dans le c½ur.
J'appris alors que l'amour pouvait rendre heureux toute créature sur Terre et dans les ténèbres mais je su aussi qu'il pouvait blesser telle une flèche en plein c½ur.
Cette chose que tu abandonnas ne m'a jamais quitté.
Elle resta et restera au fond de moi pour l'éternité.
Elle se résume simplement en quelques lettre. Quelques lettres pour toujours.
Ce sont les lettres de l'Amour.
J'ai appris a aimé, j'ai aimé. Je t'aime.
A la personne qui m'aimeras pour le démon que je suis.